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Slow down

Les Beatles l’ont chanté, mais aussi Paolo Nutini, Imany et Selena Gomez (il paraît, mais j’sais pas qui c’est)… D’autres l’ont écrit : L’art de ralentir (Véronique Aîache), Choisir la lenteur et réapprendre à vivre (collectif), Choisir de ralentir (Nelly Pons), L’Eloge de la lenteur (Carl Honoré)D’autres, de nombreux autres….le conseillent, mais trop souvent à l’impératif ! Et il y en a même qui le pratiquent. On prend le temps d’y réfléchir et de poser des actions pour freiner en douceur ? Sans « y’a qu’à «  ni « il faut », car c’est bien dans les injonctions que se trouvent une partie du problème.

Vite, dare-dare, presto, dépêche-toi, hâte-toi, grouille, magne, presse-toi, bouge-toi, zou, fonce !!!

Combien de fois par jour entendez-vous ou prononcez-vous l’un de ces termes ou expressions qui vantent la célérité ? Eh bien oui, pas le choix : les dead-line, timing, échéances, délais, plannings, programmes, plans d’action sont partout ! Et l’on s’en rajoute sans cesse, y compris dans nos sphères les plus intimes, quelquefois pour des desseins fort louables et souhaitables comme prendre soin de soi , changer ses habitudes ou encore devenir une « meilleure version de soi » dans tel ou tel domaine.

L’enfer est peuplé de bonnes intentions, et « respecter un agenda », c’est toujours limiter la spontanéité et la liberté d’être que seul l’instant permet.

Ralentir donc, prendre son temps, goûter aux instants en les savourant, comme quand, enfant, on redécouvrait le goût de l’abricot aux beaux jours venus…cela en fait rêver beaucoup, tandis que d’autres fuient la lenteur, convaincue que la rédemption est dans l’(hyper)activité !

Pourtant, tous les signaux sont là : le stress chronique (voire permanent) est un problème de santé majeur, encore sous évalué, qui touche énormément de personnes, de tous âges, et dans tous les contextes, vie privée, sociale ou professionnelle.

Beaucoup de ce stress est généré, ou aggravé, par un rythme quotidien difficile à tenir dans la durée.

La planète aussi le dit clairement : notre toujours plus vite, toujours en avance, toujours plus « à fond », détruit nos ressources et les écosystèmes naturels, à vitesse grand V.

Freiner, baisser d’un ton, sortir de l’intensif, en agriculture comme dans l’industrie, résoudrait nombre de problèmes. Et peut-être, permettrait aux hommes, femmes et enfants que nous sommes, de respirer.

Respiration

Car, au point d’origine, il y a ce rythme naturel, fluide, paisible : notre respiration. Celle-ci, comme de nombreuses autres fonctions, est perturbée par nos rythmes effrénés : amplitude respiratoire réduite, souffle court ou saccadé, soupirs, sensation d’oppression, essoufflement…

Pourtant la respiration, si elle est affectée par le stress, peut en être une des voies libératrices et initier le premier pas d’un changement de rythme. En effet, certaines techniques respiratoires permettent de réguler durablement le stress, et peuvent être à l’origine de bien des changements.

En pratique, centrez progressivement votre attention sur votre respiration. Une fois par jour, pendant 2 minutes, puis deux fois par jour, puis pendant 3 minutes peut-être, et ainsi de suite jour après jour être de plus en plus conscient de ce mouvement respiratoire, conscient de son rythme naturel, ample et libre, qui nous reconnecte à un rythme extérieur résonnant à ce tempo.

La cohérence cardiaque est également un excellent moyen de réinitialiser ce rythme respiratoire naturel.

Rituels

Pour ceux pour qui le pas de course est devenu la norme, il peut être utile d’instaurer des rituels favorisant le ralentissement.

Lancer un morceau de musique et l’écouter jusqu’au bout pour accompagner son petit-déjeuner, afin de laisser derrière soi le café avalé à toute vitesse en sautant dans ses chaussures ; s’accorder (et s’imposer s’il le faut) un temps incompressible pour apposer sa crème de jour, pour se raser ou se maquiller, ou encore s’épiler ; marquer une pause et s’adresser un sourire intérieur bienveillant quand notre cadence s’accélère….A chacun de trouver ses moyens fétiches pour casser un rythme institué que l’on ne maîtrise plus vraiment.

La pleine présence

Le summum pour regagner un rythme naturel est la pleine présence. Pleine présence à soi, à ses gestes, à ses paroles, à ses sens, aux objets extérieurs. Le champ est immense et les voies d’accès nombreuses pour qui veut expérimenter ce retour à l’Instant. Quête mystique pour les uns, technique de développement personnel pour les autres, qu’importe !

L’essentiel est de prendre conscience de cet espace sacré où les horloges, les montres, les sabliers, les chronomètres n’ont aucune prise.

L’activité physique

A condition qu’elle soit pratiquée dans le respect de son corps, l’activité physique amène nécessairement à écouter ce dernier. Le simple fait de se reconnecter avec son corps, avec les sensations qu’il nous procure lorsqu’on le met en mouvement permet de retrouver le calme, à travers les respirations et à travers les efforts qui lui sont demandés et la fatigue saine qui s’ensuit.

Le contact avec les éléments

Prendre le temps de se relier aux éléments naturels au quotidien est bénéfique pour son bien-être car cela active des processus intérieurs nécessaires à notre vitalité, et induit naturellement une reconnexion aux rythmes de la nature, saisonniers ou quotidiens.

Délaissée dans notre monde moderne très artificialisé, l’attention portée aux saisonnalités et aux temps propices des choses simples est une aide précieuse pour reprendre pied dans une temporalité saine.

Non

Accepter le non. En premier lieu, celui que l’on adresse au dehors, à l’autre. Et aussi celui que l’on s’adresse à soi-même. Celui-là qui fait taire cette voix autoritaire et culpabilisante qui nous pousse à faire. A faire vite, à faire bien, à faire plus. Etre juste avec soi-même est le premier pas pour se libérer du carcan des injonctions, très souvent si intériorisées qu’on ne les perçoit plus telles.

L’alimentation

Nos repas influencent incontestablement notre résistance au stress, mais plus subtilement ils peuvent favoriser un rythme intérieur plus ou moins paisible. Aussi, une attention à la préparation du repas (qui peut être un temps d’apaisement en soi) est importante pour qui souhaite décélérer.

La composition de votre assiette doit être affinée avec l’aide de votre naturopathe, mais pour favoriser le calme intérieur, l’accent sera mis sur la réduction des protéines animales, des acides gras saturés et sur les excitants de tous ordres. A contrario, augmenter les nutriments bénéfiques au bon fonctionnement de notre système nerveux et alcaliniser son alimentation contribuent à une digestion zen. L’aspect énergétique des aliments (yin/ yang) est évidemment à considérer pour réguler sa stabilité intérieure.

Fleurs de Bach

Les précieuses Fleurs répertoriées par le Dr Bach sont d’une grande efficacité pour réajuster notre rapport au temps.

Si Impatiens s’impose pour les toujours pressés pour lesquels rien ne va jamais assez vite, Honeysuckle peut guérir un rapport erroné au temps présent qui nous empêche d’y être vraiment. Enfin, les fleurs de l’acceptation, du deuil, du lâcher-prise, des transitions agissent dans nos temporalités intérieures et rééquilibrent le chapelet des instants de notre vie.

Phytothérapie & aromathérapie

Par leurs actions régulatrices des différents systèmes, de nombreuses plantes sont les alliées de notre slow attitude. Une fois les causes des désordres ciblées, intervenir sur les organes ou les fonctions génératrices d’excitabilité intérieure est fondamental pour activer les leviers d’un retour à plus d’harmonie entre notre temps intérieur et les temps imposés.

Ainsi les plantes agissant sur le système nerveux, et notamment sur l’équilibre des systèmes ortho et parasympathiques (cassis, figuier), mais aussi celles oeuvrant sur la sphère cardio-vasculaire (aubépine), ou encore certaines plantes dites adaptogènes (basilic sacré) au spectre d’action élargi représentent des appuis indubitables pour nous aider à ralentir.

Pour finir, les huiles essentielles ont la capacité d’induire de profondes réformes dans notre chimie intérieure et dans nos comportements. Pacificatrices, les huiles essentielles négativantes soutiendront vos efforts pour lever le pied, et prendre le temps de vivre.

Foi d’une bilieuse nerveuse qui voue un culte à Impatiens, en mue !

Delphine Lentz
Naturopathe 

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De bonnes résolutions en 3 temps naturopathiques

En ce début d’année, impossible d’y couper ! Et si vous vous fixiez les bonnes? Celles pour votre santé. Celle-là même à laquelle vous avez tant « trinqué » pendant les fêtes 😉

Pourquoi nous fixons-nous toujours de bonnes résolutions en début d’année? Le savez-vous? Parce que chaque début est toujours l’occasion de repartir à zéro, de prendre un nouveau départ dans quel que domaine que ce soit, de pendre de nouvelles habitudes pour se sortir des mauvaises. On pourrait le faire chaque lundi mais ces serait peut-être un peu épuisant. Et puis nous avons besoin de temps pour apprivoiser de nouveaux comportements. C’est vrai, nous avons tous des peurs avec lesquelles nous voudrions bien en finir ou des désir inassouvis que nous nous promettons de réaliser enfin cette année. Tout dépend de notre tempérament : plus ou moins optimiste.

Quoiqu’il en soit, on a beau tourner les choses dans tous les sens, quoique l’on souhaite réaliser dans sa vie on a besoin d’énergie. De bonne énergie pour vivre sereinement et intensément ! 

Voici donc 3 bonnes résolutions à prendre pour sa santé en ce début d’année !

Résolution n°1 : finissez-en avec les toxiques

Je le répète souvent : la détox est un mot à la mode. Mais avant d’être un régime ou une cure, elle consiste d’abord et avant tout à éloigner les toxiques de notre quotidien. Allez donc les dénicher partout où ils se trouvent. Dans votre alimentation bien sûr, dans votre environnement ensuite, mais encore dans vos relations, vos émotions, vos mauvaises habitudes avec le stress ou le tabac par exemple… Faites-le tour, identifiez-les, prenez conscience du mal qu’ils vous font et éliminez-les un à un. Nettoyez, nettoyez encore et encore. Tant que de besoin. Soyez sans pitié car soyez-en assuré.e ils vous ruinent la santé !

Résolution n°2 : cultivez votre vitalité

Lorsqu’on parle de naturopathie, on parle évidement de force vitale. Cette force naturelle qui fait que nous sommes en vie. Si les toxiques l’amenuisent et la tuent, il existe les bonnes nourritures dont elle se régale et qui la renforce et l’optimise. 

Le contact avec la nature bien sûr, la force du soleil et de la lumière mais aussi celle des couleurs, les techniques de respiration, l’alimentation crue et de qualité biologique pour faire le plein de vitamines, minéraux et anti-oxydants, un sommeil de qualité, le mouvement évidemment … sans oublier les émotions positives. Calmez votre esprit et cultivez la gratitude attitude, vous n’en serez que plus joyeux et en bien meilleure santé !

Résolution n°3 : ancrez vos nouvelle habitudes

Savez-vous pourquoi les mauvaises habitudes ont la vie dure? C’est parce qu’elles sont justement devenues des habitudes. Un comportement répétitif que notre cerveau a enregistré sur sa bande magnétique. Il va falloir enregistrer un nouveau message. Comment ? Déjà en pratiquant chaque jour vos nouveaux gestes positifs. En les répétant, vous créez aussi sûrement que tranquillement un nouveau chemin neuronal dans votre cerveau qui effacera bientôt les plus anciens. C’est ce qu’on appelle la plasticité neuronale . C’est l’ une des découvertes récentes les plus importantes en neurosciences. Elle montre que le cerveau est un système dynamique, en perpétuelle reconfiguration. Elle s’opère par l’expérience répétée permettant de renforcer des réseaux neuronaux et créer de nouvelles connexions.

Finalement ces trois bonnes résolutions constituent autant d’habitudes de vie inscrites dans toutes démarches naturopathique. Vous savez ces 3 cures dont tous les naturopathes parlent : la détox, la revitalisation et la stabilisation.

Oh mais j’y pense, c’est aussi tout ce que propose votre programme l’Instant Naturo 😉 Apprendre et appliquer es connaissances des naturopathe progressivement et enfin prendre sa santé en main! 

Charlotte Guillot

Naturopathe

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Attention à la désadaptation!

« Si tu écoutes ton corps quand il chuchote tu n’auras pas à l’entendre crier » nous apprend la sagesse tibétaine. Mais savons-nous seulement encore entendre et reconnaitre ces chuchotements?

Être attentif aux chuchotements de notre corps, c’est prêter attention aux troubles qui s’expriment en réaction et par nécessité adaptative face à une situation donnée. Si nous prenons conscience que ces troubles sont des chuchotements, que nous les écoutons et que nous les comprenons, ils vont devenir pour nous de précieux atouts. Pourquoi? Parce qu’ils vont nous permettre d’agir de façon corrective et préventive avant que la situation n’évolue vers la lésion, c’est à dire vers la maladie. Ces troubles sont appelés « troubles fonctionnels ».

Ceux-là nous devons apprendre à les observer et les identifier. Ce sont ces chuchotements auxquels nous devons absolument être attentifs pour corriger les choses pendant qu’il en est encore temps. Pour revenir à un état d’équilibre et ainsi éviter la chute. Ne vaut-il pas mieux prévenir plutôt que guérir ?

Ces chuchotements qu’évoque la sagesse tibétaine peuvent s’apparenter à ce qu’on appelle, en naturopathie, le syndrome de désadaptation. Cette désadaptation a été expliquée par le Dr Jacques Ménétrier (1908-1986), père de l’oligothérapie et de la médecine des fonctions.

Les signes d’une désadaptation

Pourquoi nous désadaptons-nous? Tout simplement parce que notre capacité d’adaptation a été dépassée. Nous ne pouvons plus faire face. Nos systèmes nerveux et endocriniens vont alors être les premiers touchés.

La désadaptation peut alors se manifester de façon plus ou moins ponctuelle et de deux façons différentes.

Nous pouvons par exemple rencontrer des troubles comme une baisse de libido, un syndrome prémenstruel chez la femme, des cycles irréguliers voire l’arrêt des règles, un syndrome prostatique chez l’homme avec des envies fréquentes d’uriner, une impuissance sexuelle… On ressent aussi des coups de pompes à n’importe quelle heure de la journée, une attirance plutôt vers les saveurs salées. Notre énergie? C’est simple, on voudrait bien s’y mettre mais on n’y parvient pas…

D’une autre façon, nous pouvons plutôt ressentir des coups de pompes à heures précises, à 11h et à 17h, avec des attirances pour les saveurs sucrées et douces, des troubles digestifs récurrents avec des ballonnements, des crises de colite, une fatigue post-prandiale après le déjeuner….

La régulation est prioritaire! Pourtant vous en conviendrez, lorsqu’on y est confronté, on a tendance à se dire qu’il s’agit d’une « simple » baisse d’énergie (et c’est vrai) et que cela va passer. On a tendance à prendre ces signes à la légère. Et pourtant, c’est justement à ce moment-là que nous avons agir.

Ok, mais comment on fait? Eh bien c’est l’une des douze étapes proposées par le programme l’Instant Naturo : un numéro complet est consacré à cette thématique. Il y a donc beaucoup à dire et à faire. Et même si je vous conseille évidemment de réaliser et mettre en oeuvre l’ensemble du programme qui vous propose des réformes en hygiène de vie à mettre en place progressivement et dans le bon ordre, je souhaite que vous puissiez, si vous le souhaitez, avoir accès à ce seul numéro : le neuvième. Vous pouvez donc vous le procurer par ici 😉 Et j’en suis sûre, il vous donnera certainement envie d’apprendre tout le reste ensuite 😉

ce que recommandait le Dr Ménétrier

Mais retenez déjà ces conseils que recommandaient le Dr Jacques Ménétrier que j’évoquais à l’instant. Père de l’oligothérapie et de la médecine des fonctions, il avait identifié des oligo-éléments spécifiques correspondants à la désadaptation. Les oligoéléments sont des biocatalyseurs présents sous forme de traces dans nos organismes mais qu’on ne sait pas fabriquer nous-même. Nous devons les lui apporter. Les Dr Jaques Ménétrier recommandaient donc respectivement les synergies Zn-Cu ou Zn-Ni-Co en fonction de l’une ou l’autre façon que nous avons de nous désadapter.

Alors « À VOTRE SANTÉ ! ».

Charlotte Guillot

Naturopathe

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Psychologie : Pourquoi et comment sortir du triangle dramatique?

Quand on cherche à éloigner les « toxiques » de son quotidien, il est important de prendre conscience des schémas relationnels que l’on a tendance à mettre en place. Parce que oui, il existe bel et bien des modes relationnels qui nous empoisonnent la vie ! Ces relations dites toxiques sapent littéralement notre vitalité.

Appelé triangle infernal ou triangle dramatique, le triangle proposé par le Dr Stephen Karpan est issu de l’Analyse Transactionnelle. Il met en évidence le schéma classique des relations conflictuelles qui s’instaurent entre un bourreau, une victime et un sauveur, trois rôles que nous empruntons dans nos relations et qui sont interchangeangeables à l’infini. Lorsque nous nous trouvons au beau milieu d’une relation toxique, c’est que nous avons enfilé l’un de ces trois masques. Le triangle est bel et bien dramatique.

Ce schéma triangulaire (Sauveur-Bourreau-Victime) explique que lorsqu’on utilise un de ces rôles dans une relation, nous entrainons l’autre à jouer un rôle complémentaire. Se positionner en victime entraine l’autre à prendre le rôle de bourreau ou de sauveur.

Le premier pas consiste alors à prendre conscience de ce jeu de rôle. Dès lors nous pouvons mettre en place les actions nécessaires pour en sortir.

Triangle dramatique : je suis sauveur quand…

– Je viens en aide à des personnes qui ne m’en ont pas fait la demande
– Je me sens coupable lorsque quelqu’un ne va pas bien autour de moi
– Je peux éprouver de la colère parce que la personne que cherche à aider irait mieux si seulement elle suivait mes conseils
– Je fais beaucoup de choses pour les autres et pourtant je ne me sens pas justement remercié

Ce rôle de sauveur place l’autre dans une relation de dépendance : il l’infantilise. Le sauveur croit aider mais n’aide pas : il enfonce…Le conseil pour en sortir : aider l’autre lorsqu’il en fait clairement la demande et le laisser ensuite autonome et responsable de ses actes. En fleur de Bach, Red Chestnut ou Oak pourraient peut-être vous aider. Demandez conseil à votre naturopathe !

Triangle dramatique : je suis bourreau si…

– Je manipule les autres pour avoir ce que je veux
– Je suis assez colérique et je veux dominer
– Je peux dévaloriser mon entourage en critiquant de façon non constructive
– Je peux faire du chantage affectif

Ce rôle de persécuteur est destructeur. Le conseil pour en sortir: s’interroger sur les raisons que j’ai à vouloir dominer et faire en sorte de devenir un leader positif ! En Fleur de Bach, Vine ou Chicory pourrait peut être vous aider. Validez cela avec votre naturopathe !

Triangle dramatique: je suis victime quand…

– Je vois les autres comme les responsables de mes difficultés
– Je ressens un complexe d’infériorité
– Je suis malade ou triste pour attirer l’attention
– Je place mon énergie sur les côtés négatifs de ma vie

Apprendre et appliquer les connaissances des naturopathes en 12 étapes

Quelles sont les bénéfices secondaires à agir ainsi ? Le conseil : attirer l’attention et l’amour en étant tout simplement soi-même, ils en seront d’autant plus sincères !

En fleur de Bach, on pourrait penser à Willow évidemment mais aussi à Heather, ou à Larch… N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel !

Charlotte Guillot

Naturopathe

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Êtes-vous hypersensible?

Avez-vous l’impression d’être en constant décalage? Connaissez-vous ce sentiment de ne pas rentrer dans les cases ? De vouloir « correspondre » en vous adaptant même à ce qui ne vous convient pas? Ne seriez-vous pas hypersensible ? Sophie Schlogel Delafon est praticienne de santé globale. Naturopathe, psychopraticienne et coach de vie gestaltice, elle a fait de l’hypersensibilité sa spécialité et a fondé le site internet Hypersensibles.com.

MSL : Sophie, pouvez-vous nous en dire plus sur les personnes hypersensibles? Qui sont-elles ? Comment les décririez-vous?

Sophie Schlogel: Les personnes hypersensibles, le sont depuis l’enfance. Elles sont pourvues d’une très grande finesse neuro-sensorielle qui traite un nombre impressionnant d’informations/secondes, avec des perceptions plus aigües de ce qui se passe dans leur environnement, qu’elles en soient conscientes ou pas ; la personne hypersensible ressent davantage. Et de fait, il y a plus de connexions neuronales dans un cerveau d’hypersensible. Cela conduit souvent à l’hyperstimulation et l’épuisement du système nerveux. 

Autant d’hommes que de femmes son concernées, mais ce sont 80% des femmes qui cherchent à comprendre et à trouver des solutions.

Ce sont majoritairement (70%) des personnes introverties, c’est à dire qu’elles n’iront pas forcément vers les autres. Ce sont des personnes qui ont une vie intérieure extrêmement riche. Elles vivent l’émotion à fleur de peau. Elles ressentent très fort le malaise des gens, sans forcément se rendre compte que ce qu’elles ressentent ne leur appartient pas. Elles ne savent pas forcément exprimer leurs émotions alors qu’elles sont très fortes, tout simplement parce qu’elles n’ont pas appris. Il faut la soutenance des parents pour cela. Lorsque l’émotion est trop forte, un moyen de ne plus la ressentir, c’est de s’en éloigner. S’en couper.

Les hypersensibles sont intrinsèquement très généreux, doués d’une grande créativité et sont très empathiques : ça va être ceux qui écoutent les autres, ceux qui vont avoir tendance à sentir ce qu’il faut aux autres pour qu’ils se sentent mieux dans une pièce, une situation.

Les hypersensibles voient ce que d’autres ne voient pas, entendent ce que d’autres n’entendent pas, sentent ce que d’autres ne sentent pas et ça peut être très inconfortable pour eux, s’ils sont entourés de gens qui ne comprennent pas. Or comme ce sont des personnes qui ont une confiance en eux assez limitée, et une valeur d’eux même assez basse, ils auront du mal à se positionner, s’affirmer par rapport à ce qu’ils ressentent, par rapport à ce que leur intuition leur donne comme information. Leur activité mentale peut être intense, qu’ils le veulent ou non. Ce qui peut faire dire à certain.es : « je voudrais juste poser ma tête sur un meuble et me reposer ».

MSL : Il semblerait que 15 à 20% de la population soit hypersensible. Cela semble énorme ! Cette proportion a-t-elle selon vous toujours était la même au cours des âges ?

Sophie Schlogel: Il y a sans doute toujours eu des hypersensibles à toutes les époques puisque l’hypersensibilité évoque l’hyper-vigilance des premiers mammifères. Et de fait, il y a également des hypersensibles dans le règne animal.  La chercheuse Elaine Aron a posé qu’il y en avait entre 15 et 20% dans la population, il y en a en fait davantage aujourd‘hui et il y en aura plus encore ! Et oui, c’est énorme.

Si l’on compare notre époque avec le Moyen-Âge, par exemple, il est évident que nous vivons dans un monde beaucoup plus sécure aujourd’hui.

Paradoxalement, la majorité des pays du monde sont en paix, la sécurité est omniprésente, avec des assurances pour à peu près tout, y compris le retard des trains et la perte des bagages. Nous avons des systèmes d’alarmes partout, pouvons surveiller notre maison, notre enfant à distance, nous pouvons être rapidement dépannés, soignés, défendus, on ne vit ni la guerre, ni la famine, ni la peste bubonique, protégés par un système de soin attentif, ce qui n’était pas du tout le cas au moyen âge.

Pourtant, le nombre des hypersensibles est en augmentation parce que nous vivons dans une société qui est une véritable fabrique d’hypersensibles.

On trouve majoritairement les hypersensibles dans les pays industrialisés.

MSL : Notre société bien cartésienne et très compétitive ne semble pas être faite pour les personnes hypersensibles. Dès lors, comment font-elles pour s’y adapter? Et d’ailleurs ne prennent-elles pas trop de risques pour leur santé à le faire ?

Sophie Schlogel: Ce qui est cartésien est associé à l’hémisphère cérébral gauche : le passé, le futur, les choses organisées et classées, les listes, les priorités, la hiérarchie. Or, les hypersensibles fonctionnent généralement plus sur leur hémisphère droit : l’instant présent, l’humanité comme une grande famille, l’intuition, la nature, la créativité, les arts. Ils auront beaucoup de mal effectivement à vivre dans la compétition, l’objectif de résultat, le stress, la déshumanisation au sein de l’entreprise, la frénésie,… C’est trop pour eux, qui captent tout ce qui se passe autour d’eux. Ça les épuise. Et les rapports «déshumanisés» ne correspondent pas à leurs systèmes de valeurs.

Dès l’enfance, les hypersensibles entendent : « Tiens-toi sage, arrête de bouger, écoute ce qu’on te dit, arrête de rêver », « Tu es trop compliqué, émotif », « Tu en fais trop ». Forcément quand on entend ce discours depuis petit, on se construit avec une espèce de sentiment de ne pas être comme il faudrait.  Or comme tout être humain ils ont besoin d’être aimés, donc, ils s’adaptent pour pouvoir être acceptés par les autres. Or, ils ne parviennent pas à répondre à la demande, parce qu’ils ne rentrent pas dans les cases pré-formatées. C’est ce qui est compliqué pour eux et à terme pour leur santé. Ils sont constamment en sur-adaptation et ce, parfois jusqu’à la désadaptation. La désadaptation, c’est lorsque le corps lâche : le système nerveux, le système hormonal, le système immunitaire. Allergies, intolérances alimentaires, maladies ORL chroniques, troubles du système digestif, troubles du sommeil…  Leur corps s’épuise, ce qui augmente encore leur hypersensibilité. Ils prennent trop de risques en s’adaptant et c’est important qu’ils prennent soin d’eux.

Il faut vraiment qu’ils arrivent à accepter ce qu’ils sont, c’est à dire des hypersensibles.  Ce n ‘est pas une maladie. Qu’ils découvrent, comprennent d’où ça vient, comment ça fonctionne et qu’ensuite ils aient des outils pour pouvoir vivre avec. Ça implique qu’ils choisissent une vie qui soit en accord avec leurs valeurs profondes. Et c’est possible ! Aujourd’hui, on peut se former à tout âge, changer d’activité professionnelle, changer de ville, de pays même si on veut. Mais encore faut-il savoir que, ce dont on a envie, c’est possible de l’obtenir. Qu’on y a droit.

Le moment où les hypersensibles prennent conscience de cela, ils réalisent également que leurs hypersensibilité est une belle chose. C’est un trésor, une force. Ils ne sont pas obligés de rester coincés dedans.

MSL : En fait, j’ai l’impression qu’on semble aujourd’hui (re)découvrir l’hypersensibilité. Ce qui implique que les personnes qui se découvrent aujourd’hui hypersensibles n’ont pas appris enfant à développer leurs talents. On ne les y a pas vraiment aidées… On a plutôt voulu les adapter « de force » ou les « préparer », c’est selon, à la société qui les attendait. De là se posent deux questions. Comment peuvent-elles faire adulte pour retrouver et développer leurs talents?

Sophie Schlogel: Il existe de plus en plus de communautés d’hypersensibles qu’elles peuvent rejoindre pour rencontrer des personnes comme elles. Ensemble on se sent plus forts.  Il existe des cercles, des groupes de paroles, des associations, qui organisent des rencontres, des partages, des activités.  Il faut qu’elles puissent prendre soin de leur corps aussi, parce que c’est le contenant dans lequel se vit leur hypersensibilité.  Permettre à leur corps d’être plus solide et donc moins « poreux », moins « éponge » est essentiel. Donc aller consulter un naturopathe formé à cet accompagnement est une excellente idée.

Ensuite suivre des ateliers qui proposent des outils pratiques à installer dans leur vie. Sur Hypersensibles.com par exemple, nous proposons des activités en individuel et en groupe. Le support du groupe est puissant, on peut y découvrir que les autres hypersensibles ont la même « problématique ». Que ce qui fonctionne pour les autres hypersensibles, fonctionne aussi pour moi. On apprend à reprendre le contact avec ses talents et à les développer. Nous utilisons des outils qui vont permettre de retrouver confiance en soi, en la vie, à renforcer ses limites, ses frontières, et la valeur de soi. C’est un travail très intéressant.

MSL : Et ma deuxième question: comment peut on aujourd’hui, en tant que parent, repérer les enfants hypersensibles et les aider à devenir pleinement qui ils sont?

Sophie Schlogel: C’est important effectivement de savoir repérer ces enfants. Ils sont rêveurs, « dans la lune », dans leur monde, très sensibles aux animaux, à la nature, très exigeants d’eux-mêmes avec un sentiment que ça n’est jamais assez bien. Ils se dévaloriseront alors. Ils peuvent être aussi très actifs avec du mal à se poser, se concentrer. Leur réflexion se construit « en arborescence », une chose conduisant à une autre, puis une autre, faisant des liens avec à peu prés tout ce qu’ils ont entendu, vu, lu. Ce sont des espèces de fulgurances, c’est à dire qu’ils vont avoir conscience de certaines choses, les comprendre très rapidement, mais seront dans une grande difficulté lorsqu’il faudra faire une démonstration, donner une explication de : comment ils savent ce qu’ils savent. Ils peuvent donc être en échec scolaire, alors que leur intelligence est très fine. C’est juste qu’ils n’apprennent pas comme les autres enfants. Leur savoir est beaucoup plus intuitif et ça leur suffit. Ce qui peut compliquer leur rapport à l’école et aux attentes de l’éducation nationale.

Ils ne savent pas toujours ce dont ils ont besoin et peuvent présenter des troubles du comportement : colère, rage, larmes, désespoir, quand ils ont juste besoin de calme et de silence sans stimulation extérieure.  En gros, ils ne sauront pas dire : « là je me sens fatigué, j’ai besoin de me retirer au calme ». Ce sont des enfants qui peuvent prendre sur eux à l’école mais qui rentrent épuisés par le bruit de la classe, de la cour de récréation, du réfectoire et font des crises en rentrant à la maison, parce qu’ils ne savent pas gérer le fait d’être saturés de stimulations.

Le rôle des parents est de leur assurer un espace de rêve dans lequel ils pourront laisser libre cours à leur imagination sans contrainte d’objectifs. Un espace de calme, sans demande, sans activités frénétiques. Il leur faudra contenir leurs émotions, mettre des mots dessus, pour eux. Les rassurer que c’est ok de ressentir ce qu’ils ressentent. Important aussi qu’il y ait un cadre sécurisant. Ils ont besoin de sentir qu’on leur fait confiance. Mais aussi qu’ils ont besoin de dormir tôt pour se reposer, manger des légumes, parce que ça nourrit les cellules de leur corps mieux que les bonbons ou les sucreries, qu’il faut maintenant éteindre la tablette, etc, avec des arguments qui fassent du sens.  Les enfants hypersensibles ont du mal avec l’autorité parce qu’ils n’ont pas de notion de hiérarchie. Le professeur, le proviseur, ou le copain, c’est pareil. Ça n’est pas de l’irrespect, c’est juste une notion qui leur est étrangère. Ils auront aussi du mal avec l’autorité lorsqu’elle est abusive et injuste pour les raisons décrites précédemment. « Pourquoi tu dis que tu sais mieux que moi ce qui est bon pour moi »?

C’est aussi important de leur expliquer, non pas qu’ils sont différents parce qu’à l’adolescence par exemple, ils auront du mal à l’accepter, mais de leur apprendre que chacun.e, a ses spécificités, ses singularités et qu’il faut en prendre soin. Ce qui fonctionne pour les copains, ne fonctionnera pas pour lui ? C’est ok. Il y a des choses qu’il fera que les autres ne feront pas…

Il faut donc beaucoup expliquer et pas en mode « parce que c’est comme ça ». L’explication doit être sensée. C’est un vrai challenge pour les parents.

C’est aussi un vrai chemin qui les fera grandir (les parents !!)

MSL : En tant que praticienne de santé globale, spécialisée dans l’accompagnement des personnes hypersensibles, vous avez développé une méthode que vous appelez méthode 3D. Pouvez-vous nous la présenter ?

3D pour :

Découvrir ce qu’est réellement l’hypersensibilité, pourquoi suis-je hypersensible et ce que ça sous-tend,

Dénouer, les croyances, les pensées, les schémas qui m’enferment dans un mode de fonctionnement réducteur et « automatique » qui m’empêche d’obtenir ce que je veux vraiment, d’aller où j’ai envie d’aller, d’être l’acteur et le créateur de ma vie

Déployer sa créativité, ses talents, apprendre à se servir de ses ressources et déployer sa force pour vivre une vie au plus juste de ce que je souhaite en accord profond avec qui je suis.

Interview réalisée par Charlotte Guillot

Retrouvez Sophie Schlogel sur son site www.hypersensibles.com  Un test vous y attend ! Alors êtes-vous vous aussi hypersensible?

A côté des ses accompagnements en individuel, Sophie propose aussi des ateliers en groupe. Toutes les informations sont sur son site.

N’oubliez pas de rejoindre la communauté des hypersensibles sur Facebook , une page aimée par Midi sous la Lune ! Vous ne perdrez rien de ces citations inspirantes !

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Mouvement : et si on testait le pilates?

Delphine Tassy pratique et enseigne le pilates à Carpentras, Avignon et Marseille. Midi sous la Lune a interviewé cette passionnée expérimentée qui enseigne également cette discipline à des danseurs de haut niveau. Elle nous dit tout sur la méthode et l’intérêt pour les naturopathes de la conseiller à leurs clients et avant tout d’aller la tester !

MSL: Delphine Tassy, vous enseignez le pilates pour lequel vous vous êtes passionnée depuis quelques années. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette discipline qui devient de plus en plus à la mode ? Pourquoi attire-t-elle tant !

Delphine Tassy :

Le pilates est arrivé dans les années 2000 d’Outre Atlantique en Europe et le nombre de pratiquants va croissant chaque année; ceci est dû au fait qu’il a pénétré plusieurs sphères. Sportive d’abord, puisqu’il a fallu faire face à une demande importante de pilates venant des salles de sport. Elles le programment aujourd’hui  quasi- systématiquement. Médicale ensuite, car de plus en plus de médecins, kinés, ostéopathes, sage femmes le prescrivent. Certaines mutuelles de santé de seniors le proposent.

Les athlètes de haut niveau notamment issus de la danse, du tennis, de la natation, du golf, suivent des programmes personnalisés de pilates. Depuis bientôt 20 ans, le pilates s’est imposé comme une discipline sportive à part entière pour sortir de l’effet de mode.

Mon attrait pour cette méthode vient de cette transversalité.Elle a enrichi beaucoup de pratiques, elle a apporté une dimension de conscience corporelle et de connaissance de soi inédites. Elle s’est d’abord développée dans le milieu de la danse puis, moyennant quelques adaptations, s’est ouverte au grand public, en proposant une nouvelle façon de s’entraîner. C’est une révolution sportive universelle.

J’aime aussi le pilates pour sa sobriété, il renvoie à quelque chose d’essentiel, c’est un socle sur lequel le mouvement va se bâtir. C’est aussi une pratique exigeante et subtile, car en la pratiquant elle occupe toute la pensée : on s’aligne, on se centre, on se dissocie, on s’isole.. Enfin, le pilates propose le meilleur rendement que je connaisse, le mieux être qu’il procure est significatif à partir d’une heure par semaine.

MSL : Le mouvement est l’une des trois techniques majeures de la naturopathie. Les naturopathes sont donc quotidiennement amenés à conseiller des pratiques sportives adaptées au profil de leurs clients. Le pilates est-il fait pour tout le monde? Y a -t-il des profils morphologiques ou comportementaux, des énergies,  auxquels il s’adresserait plus particulièrement?

Delphine Tassy : Le pilates est adaptable à tous, et c’est là un autre clé de son intérêt.

Je dirais que la seule condition pour le pratiquant est de pouvoir accéder à un travail physique interne, lent et en conscience ; autrement dit, de pouvoir se poser sur un tapis, au sol, et d’observer son placement, son alignement et de coordonner sa respiration aux mouvements qui lui sont proposés.

A priori, les personnes sur la voie de la naturopathie sont en quête de compréhension physique : naturopathie et pilates devrait pouvoir faire bon ménage ! L’idéal serait que les naturopathes eux-mêmes puissent tester quelques ateliers de pilates car ils sont les mieux à mêmes de savoir si cette méthode a des compatibilités avec leurs propositions.

MSL: Vous travaillez beaucoup avec des danseurs de haut niveau. En quoi le pilates est-il une activité intéressante pour eux ?

Delphine Tassy : Je travaille à la MJC de Carpentras pour la compagnie Temps de Flèche dirigée par Emmanuelle Rousse, qui forme sans relâche des jeunes danseurs à leur futur métier. Certains d’entre eux sont reçus dans des écoles prestigieuses telles que l’Opéra de Paris.

Le pilates permet de gravir les marches qui mènent à la perfection du mouvement, car on y développe force et souplesse, longueur et centrage, coordination et isolation, autant de qualités qui servent la danse.

Je pense que Joseph Pilates a beaucoup observé de danseurs, dans leurs capacités physiques, dans leur liberté de mouvement, dans leur travail pour y accéder et a bâtit sa méthode pour potentialiser et optimiser toutes ces qualités que le corps peut développer en même temps.

Le danseur qui pratique le pilates découvre son corps sous un angle différent. Il le prévient des blessures, et l’accompagne plus efficacement dans son quotidien.

MSL: Que conseillez-vous à nos lecteurs qui voudraient tester cette pratique sportive? Que peut-elle leur apporter?

Delphine Tassy: Je leur dirai d’abord qu’il y a autant de pilates que d’instructeurs et qu’il est important de trouver son praticien.

Tout dépend de la sensibilité de celui qui l’enseigne: sportif (le pilates sera davantage axé sur le gainage), médical (il sera davantage axé sur la motricité et la réeducation), danse (sur la mobilité articulaire fine et l’amplitude du mouvement), fitness (sur le cardio quand le pilates est mixé à d’autres disciplines)…À vous de trouver celui qui vous convient.

Si vous voulez tester le pilates d’origine, tel que son créateur l’a conçut  et celle qui, à mon sens, procure les bienfaits les plus multiples, il vous faudra pénétrer  un studio pilates équipé des machines pour y travailler en individuel ou en très petit groupe. Il faut oser se lancer car ces machines, que Joseph Pilates a inventé, ne ressemblent à rien que l’on connaisse déjà. De préférence, dirigez vous vers les studios équipés du matériel Gratz.

Mais vous améliorerez aussi votre façon de bouger en vous entraînant avec un bon instructeur en cours collectif dans une salle. Il y a seulement ici une limite de progression que l’on ne peut atteindre, que seul le travail individuel sur machine procure.

Joseph Pilates a construit une méthode qui développe le corps de façon harmonieuse, qui restitue la vitalité physique, qui rectifie les mauvaises postures et qui stimule l’esprit. Si vous n’atteignez aucun de ces objectifs, changez de cours!

MSL: Et où peut-on vous retrouver?

Delphine Tassy : Toutes les infos concernant le pilates, mes lieux de pratique, sont sur www.pilatesmind.fr et sur ma page Facebook @PilatesMindeFrance. Je suis en stage pendant les vacances scolaires à la MJC de Carpentras et sur Marseille. J’anime également au sein de la Maison de vie de Carpentras des ateliers en direction de personnes atteintes du VIH.

Merci à Chalotte pour son intérêt pour le pilates et son accueil au sein de Midi sous la Lune dont j’apprécie la qualité des articles et qui donnent envie en cette rentrée de mettre en place nombre de ses propositions!! Le changement est en nous. A bientôt. Delphine

Retrouvez Delphine Tassy sur son site internet  www.pilatesmind.fr et sur son Facebook @PilatesMindFrance

Interview réalisée par Charlotte GUILLOT

Naturopathe

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