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Pesticides : parlons peu mais parlons vin !

par Oct 31, 2017Bien dans son assiette0 commentaires

Face au danger que représente les pesticides pour notre santé, Midi sous la lune vous donne quelques conseils pour boire ce précieux nectar qu’est le vin et vous invite à découvrir le vin naturel: un vin libre de pesticides et de chimie, qui respecte l’homme et la terre et vous réserve de belles surprises en bouche. De la joie, rien que de la joie et du jamais bu!

Du point de vue de la santé, tous les alcools ne sont pas égaux. Le vin est incontestablement le meilleur d’entre eux. Mais pas n’importe lequel. Le vin rouge! Pourquoi? Parce que les polyphénols qu’il contient ont une puissante action anti-oxydante. Ces vertus sur la santé ont été maintes fois étudiées et prouvées par les études scientifiques. A condition de respecter certaines règles.

D’abord, boire modérément! N’oublions jamais que, comme en toutes choses, c’est la dose qui fait le poison. Tous les conseils recommandent de ne pas excéder 2 verres par jour pour les femmes et 3 verres par jour pour les hommes. Ces verres doivent être consommés au cours des repas et de façon régulière. Autrement dit, le vin, rouge de préférence, est un aliment comme un autre qui a toute sa place au sein d’une alimentation saine et équilibrée. Mais attention, que les choses soient bien claires. Du point de vue du rapport bénéfices/risques pour votre santé, ce n’est pas parce que vous n’avez pas bu pendant 4 jours que vous pouvez vous rattraper en buvant 8 ou 12 verres d’un coup !!!

Le scandale des pesticides

Une fois cela dit, se pose tout de même le « méga » problème des pesticides. Notre cher pays, la France, dont le vin fait partie de l’histoire, du patrimoine et de la culture comme tout pays latin qui se respecte, est aussi hélas le 1er pays consommateur de pesticides en Europe. Et double fois hélas, la vigne qui ne représente que 3% de la surface agricole en France, utilise 15% du volume de pesticides épandus (1).

Tôt ou tard, les scandales sanitaires sortiront. En attendant, des journalistes investiguent. Et cela donne une enquête de Que choisir de 2013 qui révèle que l’on trouve en moyenne 300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable (2). Le Mouton Cadet 2010 dans sa version rouge a même révélé les traces de 14 pesticides dont une molécule interdite en France! Côté bio, les quantités de résidus sont de très très loin très inférieures voire inexistantes.

La Revue du Vin de France en analysant pour sa part certains grands crus a révélé que « le taux de phtalimide dans le Château Canon est 3 600 fois supérieur à la concentration maximale admissible de produits phytosanitaires dans l’eau du robinet. Et le taux de pyriméthanil trouvé dans le Volnay de la maison Bouchard et dans le Château Canon est 800 fois supérieur à ce qui est autorisé dans l’eau du robinet »(3). Comment est-ce possible? Tout simplement parce qu’il n’y a aucune limite maximale de résidus imposée par les pouvoirs publics pour le vin!

Mais ce n’est pas tout. Parce que pour que le consommateur puisse toujours s’y retrouver, les goût des vins conventionnels sont ensuite transformés par la chimie pour être standardisés. La liste des additifs intrants oeonologiques chimiques autorisés pour les vins conventionnels est tout simplement énorme!(4) On peut trouver de la colle de poisson, des morceaux de bois de chêne, de la gélatine, de la caséine, de la crème de tartre…Mais ça, vous ne le saurez jamais. Car le vin est le seul produit alimentaire qui ne soit pas obligé de faire mention sur son étiquette des additifs contenus dans sa bouteille. La seule chose que l’étiquette doit mentionner c’est si le vin contient ou non des sulfites sans préciser dans quelles proportions.

On le sait, la santé des travailleurs de la vigne est en danger: de trop nombreuses études le montrent(5) et celles des consommateurs et de nos enfants est en question. Le numéro de Cash Investigation d’Elise Lucet consacré à ce thème en 2016 continue d’ailleurs de faire grand bruit (6). 

Sur ce thème, Midi sous la lune vous conseille aussi le documentaire engagé de Guillaume Bodin, Insecticides mon amour. Quant à l’impact des pesticides sur nos sols, il est très clair : ils les tuent, ni plus ni moins. Parce que les pesticides c’est fait pour tuer! Et bientôt, la terre ne nous nourrira plus…

Mais tout n’est pas si sombre dans notre monde. Bien heureusement, on y trouve encore un peu de lumière. Nous pouvons donc nous reporter sur les vins bio pour lesquels il n’ y a pas eu de pesticides dans les traitements des raisins, et c’est très bien. En revanche, ils peuvent encore contenir pas mal d’additifs chimiques autorisés (7)…. Quant aux vins cultivés en biodynamie et bénéficiant du label Demeter, ils ne contiennent pas de pesticides et beaucoup moins de produits intrants autorisés (8), mais toujours encore un peu.

Alors, il y a mieux : les vins naturels que produisent une belle poignée de vignerons exemplaires. Un vin naturel, c’est un vin élaboré à partir de raisins mûrs, issus de l’agriculture biologique ou biodynamique, exempt de produits chimiques et de synthèses. C’est un vin qui a été vendangé à la main et qui a fermenté naturellement, grâce aux bactéries présentes sur le fruit. C’est un vin pour lequel aucun intrant oenologique n’a été utilisé pour accélérer la stabilisation ou modifier le jus, et où si du soufre (9) a été ajouté c’est à dose infime pour des raisons de stabilisation.

Vin naturel :vin de la liberté!

Ces vins sont donc aujourd’hui complètement libres. Non seulement libres des pesticides qui rendent malades la terre et les hommes mais aussi libres des diktats des goûts des vins conventionnels, standardisés et imposés par l’agrochimie. Les vignerons qui les cultivent respectent la vie de leur terroir pour en extraire toute la vraie nature. Leurs vins, ces jus de raisins naturellement fermentés, sont vivants!

Quand on les goûte pour la première fois, on ne peut qu’être surpris. On se sent un peu déstabilisé par des arômes nouveaux, plus intenses. Et on réalise qu’on est  tout simplement en train de redécouvrir le goût du vin. C’est un vrai renouveau, un renouveau épicurien. En buvant du vin naturel, on se nourrit, car ce vin-là a le goût de la vie.

Alors où les trouver? Les vins naturels ne veulent pas se laisser enfermer. Il n’existe donc pas (encore?) de labels pour les reconnaitre. On ne les trouve ni en supermarché ni dans des chaînes de cavistes mais chez les cavistes spécialisés et certains magasins d’alimentation biologique. Il existe aussi une application gratuite qui recense les restos, les bars, les caves qui proposent du vin naturel : elle s’appelle « Raisin ». Téléchargez-là par ici !

Côté prix, cela commence autour de 7 euros. Et si vous n’avez pas un ami autour de vous pour vous y initier, Midi sous la lune vous recommande «Manuel pour s’initier au vin naturel» d’Antonin Iommi-Amunategui. Il est aujourd’hui avec Jonathan Nossiter qui a notamment réalisé le documentaire «Résistance naturelle», une des voix qui porte en faveur du vin naturel.

Si ce n’est as encore fait, goutez les vins naturels. A votre santé!

Charlotte GUILLOT

Naturopathe et amoureuse du vin

À lire aussi:

Alimentation transformée : attention danger !  

(1) L’utilisation des pesticides en France : état des lieux et perspectives de réduction. Ministère de l’agriculture et de l’alimentation

(2) La peste soit des pesticides – Que Choisir

(3) Pesticides : les grands vins passés au crible. La revue du Vin de France

(4) Produits autorisés : Acide citrique – Acide L(+) tartrique – Acide L-ascorbique – Acide L-malique D,L malique – Acide lactique – Acide métatartrique – Albumine d’oeuf (Ovalbumine) – Anhydride sulfureux (SO²) – Bactéries lactiques – Bentonite – Bicarbonate de potassium – Bisulfite de potassium – Bisulfite d’ammonium – Carbonate de calcium – Carboxymethylcellulose (CMC) – Gomme de cellulose (CMC) – Caséinate de potassium – Caséine – Charbon œnologique – Chitine-glucane – Chitosane – Citrate de cuivre – Colle de poisson – Dichlorhydrate de thiamine – Dioxyde de silicium (gel de silice) – Ecorces de levures – Enzymes bêta-glucanases – Ferrocyanure de potassium – Gélatine – Gomme arabique – Hydrogenophosphate di-ammonium (phosphate diammonique) – Hydrogénotartrate de potassium (Crème de tartre) – Levures sèches actives (LSA) – Lysozyme – Mannoproteines de levures – Matières protéiques d’origine végétale issues du blé ou du pois – Métabisulfite de potassium – Morceaux de bois de chêne – Moût concentré – Mout concentré rectifié – Polyvinylpolypyrrolidone (PVPP) – Préparations enzymatiques (pectinases) – Saccharose (Sucre) – Sulfate de cuivre – Sulfate d’ammonium – Tanins œnologiques – Tartrate neutre de potassium – UréaseTechniques autorisées : Acidification par traitement électromembranaire – Auto enrichissement par évaporation – Auto enrichissement par osmose inverse – Electrodialyse – Fermentation alcoolique spontanée – Flash pasteurisation – Microfiltration tangentielle – Résine échangeuse de cations

(5) L’histoire d’amour entre la vigne française et les pesticides continue – LaNutrituon.fr 

(6) Produits chimiques : nos enfants en danger – Cash Investigation – France 2

(7) Produits autorisés : Acide citrique – Acide L(+) tartrique – Acide L-ascorbique – Acide lactique – Acide métatartrique – Albumine d’œuf (Ovalbumine) – Anhydride sulfureux (SO²) – Bactéries lactiques – Bentonite – Bisulfite de potassium – Métabisulfite de potassium – Bicarbonate de potassium – Carbonate de calcium – Caséinate de potassium – Caséine – Charbon œnologique – Citrate de cuivre – Colle de poisson – Dichlorhydrate de thiamine – Dioxyde de silicium (gel de silice) – Ecorces de levures – Gélatine – Gomme arabique – Hydrogenophosphate di-ammonium (phosphate diammonique) – Hydrogénotartrate de potassium (Crème de tartre) – Levures sèches actives (LSA) – Matières protéiques d’origine végétale issues du blé ou du pois – Morceaux de bois de chêne – Moût concentré – Mout concentré rectifié – Préparations enzymatiques (pectinases) – Saccharose (Sucre) – Sulfate de cuivre – Tanins œnologiques – Tartrate neutre de potassiumTechniques autorisées: Auto enrichissement par évaporation – Auto enrichissement par osmose inverse – Fermentation alcoolique spontanée – Microfiltration tangentielle

(8) Produits autorisés : Albumine d’œuf (Ovalbumine) – Anhydride sulfureux (SO²) – Bentonite – Charbon œnologique – Saccharose (Sucre)Techniques autorisées : Microfiltration tangentielle

(9) Produits autorisés : Anhydride sulfureux (SO²)

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