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Enrhumé.e moi ? Jamais !

par | Nov 1, 2018 | Happy cures

L’air se rafraîchit doucement, les après-midi sont chargés d’humidité, nos manteaux et doudounes quittent progressivement, malgré les réticences, leurs quartiers d’été…Et déjà, les premiers rhumes…

Chez les enfants bien sûr, la collectivité favorisant la contagion, mais la perpétuelle goutte au nez est aussi en lien avec un système immunitaire tout simplement encore immature. Les adultes n’y échappent pas : collègues, famille… Et là, on se dit qu’on ne va pas y couper et on attend sagement son tour, en se disant que de toutes façons, ce n’est qu’un rhume.

Une fois installé, on le mettra sous le compte d’un coup de froid ou de fatigue. Si ce n’est pas totalement faux, ce n’est pas juste non plus. En naturopathie, le désordre ou la maladie ne sont pas des phénomènes hasardeux venu de l’extérieur, et leur apparition est souvent multicausale. Mais c’est toujours une belle occasion de s’interroger et de s’occuper de son terrain. On « n’attrape » donc pas un rhume, mais notre état général lui laisse la porte ouverte, ou non.

Le rhume, qu’est-ce que c’est ?

Ce que l’on nomme communément rhume est une infection du nez et de la gorge (donc une rhino-pharyngite) causée par un virus. Il existerait environ 200 souches virales susceptibles de déclencher un rhume, d’où leur grande fréquence. Les rhinovirus sont les agents infectieux principaux du rhume ; plus de 100 sérotypes ont été recensés. Ces virus sont dits « nus », et sont donc plus résistants que les virus enveloppés à ARN.

Le rhume étant viral, les baisses de températures et les fameux « coups de froid » ne sont pas à mettre en cause. Au contraire, on sait que les ambiances chaudes et humides favorisent la prolifération des bactéries et des virus. La surchauffe des bureaux et des habitations n’est donc pas idéale. C’est d’ailleurs ce que rappelle l’Institut de Veille Sanitaire sur la physiologie du froid : «la tendance à la concentration de la population dans des espaces confinés et peu ventilés augmente le risque d’infections croisées».

Trois autres facteurs liés au froid expliquent la recrudescence de rhumes et autres affections ORL :

Tout d’abord, le froid altérerait le fonctionnement de notre système immunitaire, en provoquant un ralentissement du déplacement des cellules et donc une réaction immunitaire plus tardive.

Par ailleurs, notre corps, en quête permanente de son équilibre interne, cherche à réchauffer l’air froid inspiré, en envoyant via les muqueuses nasales de la chaleur afin de réchauffer cet air. Ainsi, les vaisseaux sanguins sont sollicités pour apporter de la chaleur à cet air froid venu de l’extérieur. C’est pour cela que nous avons le nez rouge quand il fait froid ! Cela a pour conséquence négative dassécher les muqueuses nasales. Sans mucus protecteur, les virus et les bactéries pénètrent plus facilement.

Enfin, les virus sont plus résistants et plus virulents lorsqu’il fait froid.

Le rhume donne un nez qui coule, des éternuements, parfois une toux, souvent des maux de tête et toujours de la fatigue.

La contagion se fait par contact direct et par les sécrétions (salive, mucus..) et se déclare après une période d’incubation de 2 à 8 jours.

Comme toujours en naturopathie, c’est à la prévention qu’il faut consacrer ses efforts. Autrement dit, il faut renforcer son système immunitaire.

Comment prévenir les rhumes

Une bonne hygiène de vie avec un sommeil suffisant et récupérateur, de l’exercice physique et des règles de bon sens adaptées à la saison et aux températures s’imposent : se couvrir (non pas pour ne pas « attraper froid » mais pour ne pas solliciter notre organisme inutilement à réguler sa température), se laver les main et le nez (avec un lota par exemple), éviter les contacts directs avec les personnes enrhumées (sauf à être convaincu que son terrain est au top du top !)

Une alimentation qui favorise votre santé et libère les capacités de régulation de votre organisme : des repas bien pensés, légers et apportant de bonnes quantités de minéraux, vitamines et oligo-éléments (donc une proportion importante de légumes et de fruits, crus de préférence, ou cuits à une température raisonnable pour ne pas détruire ses nutriments).

Pensez aux céréales, aliments échauffants. Consommez-les de qualité biologique et adaptés à votre constitution. Privilégiez ceux pauvres ou dénués de gluten. Le sarrasin, le millet, le tef, le petit épeautre ou l’amaranthe sont à découvrir ou à redécouvrir. Les légumineuses sont sources de minéraux ; pensez à les associer à des céréales.

 N’oubliez pas l’apport quotidien en acides gras essentiels présents dans les huiles végétales et le poisson.

 Pour renforcer votre système immunitaire, il est parfois utile de faire appel à des super-aliments (produits de la ruche), et d’introduire dans vos repas des aliments lacto-fermentés, graines germées et algues.

 La saison des fruits de mer est là. Avis aux amateurs pour faire le plein de minéraux et d’oligo-éléments !

 Une bonne hygiène intestinale et une flore équilibrée et protectrice sont les garantes de votre immunité. Prenez en soin.

 La bouillotte, geste naturo

 Moines, vessies, bassinoires, briques chauffées…la bouillotte est la digne héritière de ces objets dont la fonction était de se réchauffer. Et oui, il fût un temps où les chauffages électriques et les climatisations réversibles étaient des objets de science-fiction !

 Aujourd’hui, la bouillote a évolué, et malgré nos maisons souvent surchauffées, elle conserve toute son utilité.

 De la bonne vieille bouillotte en caoutchouc à celles aux noyaux de cerises ou aux graines, il y en a pour tous les goûts ! Et pour ceux qui la jugent ringarde ou « pas très glamour » au fond du lit, la bouillotte se décline de toutes les couleurs et avec les revêtements des plus originaux. Et même si elle est moche, votre pyjama en pilou lui donnera son style 😉

 En naturopathie, l’utilisation de la bouillotte est considérée comme un geste à intégrer au quotidien, particulièrement en ces froides soirées qui sentent bon l’hiver, pour ses multiples bienfaits.

 L’eau chaude agit sur la circulation et induit la détente.

 En effet, la chaleur entraîne une vasodilatation et dirige les liquides organiques vers la peau. Outre l’activation des fonctions d’élimination, elle permet de décongestionner les organes et elle a une action sur le système nerveux.

 Une bouillotte chaude appliquée sur le foie le soutiendra dans ses multiples fonctions et le soulagera. Posée sur le ventre, elle apaisera les inconforts digestifs et calmera les règles douloureuses. Glissée sous la cambrure du dos, elle apportera un soutien aux reins, et libérera de tensions musculaires (attention si les muscles sont enflés, c’est du froid qu’il faut appliquer).

 Très recommandée pour les rétractés et les grands frileux pour son action réchauffante, elle sera bénéfique pour toutes les personnes stressées qui ont du mal à se détendre ou encore pour celles souffrant de rhumatismes.

 Tout simplement, la bouillotte apportera chaleur, réconfort et détente, à tous les âges !

 La bouillotte doit être bien étanche et de préférence entourée d’une serviette ou d’un linge. Elle ne doit jamais être posée sur la tête ou sur le cœur.

 Eviter de l’appliquer sur le ventre en cas de douleur aigüe (suspicion d’appendicite) et sur un estomac en cas d’ulcère.

Delphine LENTZ

Naturopathe, Réflexologue

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